Abstract
<jats:p>Le recours croissant aux instruments internationaux de droit souple suscite des inquiétudes parmi certains parlementaires nationaux qui perçoivent une marginalisation croissante dans les processus normatifs de ce domaine. Cet ouvrage appréhende cette tension entre le recours aux instruments internationaux de droit souple et les exigences de légitimité démocratique. L‘auteure établit que le droit suisse prévoit des possibilités d’implication parlementaire, dont l’exercice peut renforcer la légitimité démocratique de ces instruments. Bien qu’une charge d’optimisation pratique pèse sur le Conseil fédéral et son administration, les membres de l’Assemblée fédérale assument une part de responsabilité pour leur propre implication. Toutefois, les parlementaires suisses ne sauraient réformer seuls un système international propice à la prolifération du droit souple, dont la structure demeure peu adaptée à leur participation.</jats:p>